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Martine Aubry face à François Hollande. Qui va gagner ?

16 Octobre 2011 , Rédigé par Authentiqua Publié dans #Actualités

 

 

 

 

 

 
 
 

Pas de temps à perdre. François Hollande et Martine Aubry, en tête du premier tour de la primaire PS, se sont immédiatement mis en piste pour la finale très incertaine dimanche prochain. Surtout après que «l'arbitre» Arnaud Montebourg a parlé ce lundi au 20 heures de France 2, n'écartant pas de ne donner aucune consigne de vote...
François Hollandeest arrivé 8,5 points devant la maire de Lille, à l'issue de la première manche.

 

Subitement, les socialistes se sont mis à douter. Certes, la primaire a été un succès, avec plus de deux millions et demi de votants.Mais le favori, François Hollande, l'est un peu moins que prévu. Son adversaire, Martine Aubry, n'est pas aussi loin de lui qu'attendu. Le second tour sera plus dur qu'ils ne le pensaient, dans tous les sens du terme peut-être. Les deux favoris se vouent une inimitié féroce: le PS pourrait bien y perdre si la joute se tend. «Chacun est conscient de ce qui fait le succès de cette primaire, c'est le respect entre les candidats», a prévenu Harlem Désir. Le premier secrétaire par intérim a souhaité que la campagne de l'entre-deux tours se fasse «sans attaques». «Le deuxième tour n'est pas le combat d'une gauche contre une autre», a aussi mis en garde, hier le député de la Nièvre Gaëtan Gorce, qui n'avait pas pris position.

Deux gauches? C'est ce que les partisans de Martine Aubry voudraient installer. D'un côté une «gauche forte», de l'autre une «gauche molle»… «Il y a un axe Hollande-Valls», souligne-t-on aussi, en insistant sur le positionnement «à la droite du PS» du député maire d'Évry. Le soutien de Jean-Michel Baylet, le président du Parti radical de gauche, au député de Corrèze n'a fait que renforcer les aubrystes dans leur accusation de droitisation de Hollande. À l'inverse, ils assurent qu'il existerait une «cohérence politique» entre Arnaud Montebourg, Ségolène Royal et elle. De leur côté, on est plus prudents.

Réplique des partisans de François Hollande, qui veulent aussi tendre la main à Arnaud Montebourg: «Je ne sais pas s'il y a une gauche molle ou dure, mais je sais qu'il faut une gauche d'ouverture», dit-on, en expliquant que pour remporter la présidentielle, il faudra rassembler de part et d'autre. Le débat est donc rhétorique entre les deux finalistes, qui se différencient surtout par leur tempérament et des nuances de fond. Ces deux gauches ont la même origine politique en réalité: l'héritage de Jacques Delors. Du côté des perdants du vote de dimanche soir, on soupire: «Le vrai clivage, il était entre le camp Hollande Aubry et le camp Montebourg Royal», explique un élu.

Qualifiée pour le second tour avec 30,6% des voix, Martine Aubry, qu'on disait distancée, se sent galvanisée. «Avec les sondages qu'on nous donnait, j'étais dans les choux», s'est-elle amusée hier soir sur TF1. La maire de Lille poursuit une campagne qu'elle veut offensive: elle est aujourd'hui dans la Creuse, pour un déplacement consacré aux services publics. Le président de la République sera lui aussi dans le département. Mais huit points d'écart, c'est la zone rouge pour elle. «Si il y a entre sept et dix points, ce sera difficile», confiait un de ses partisans vendredi.

Pour François Hollande, l'essentiel est là: il est en tête avec 39,1% et «c'est déjà beaucoup», dit-il. Mais il cherche à ajuster le ton de sa campagne«C'est une nouvelle étape qui commence», explique-t-on. Son équipe a ainsi peiné à organiser son déplacement de mardi, comme un signe d'impréparation: ce sera à Paris finalement. Mardi soir, il est invité du «20 heures» de TF1. Dans sa campagne, quelque chose s'est grippé. Début septembre, certains affirmaient que le match était plié. Sa campagne tournée vers l'opinion semblait porter ses fruits. Mais les interpellations de la maire de Lille sur le fond des propositions (nucléaire, contrat de génération, éducation, cumul des mandats…) mais aussi sur la forme (l'accusation d'indécision) lui ont fait mal. Autour de lui «certains se sont demandés s'il n'aurait pas fallu riposter», raconte un de ses soutiens. Le directeur de campagne Pierre Moscovici promet désormais: «Nous ne laisserons rien passer.»

Pour l'instant, les candidats retiennent leurs coups. François Hollande a prévenu: «Entre Martine Aubry et moi-même, il doit y avoir un principe qui doit être celui de la sincérité - que les arguments s'échangent, c'est normal, nous sommes dans un second tour - mais en même temps celui du respect.» Martine Aubry assure qu'elle aussi veut éviter l'affrontement: «Il ne faut pas qu'on considère que lorsqu'il y a un débat on se manque de respect», a-t-elle expliqué. Tous les deux se retrouvent mercredi sur France 2 pour le débat d'entre-deux tours.

 

 

Pas beaucoup de surprises, hier soir... et on sait tous que le gagnant sera, de toute évidence, François Hollande. Je ne vous cacherai pas que j'ai une petite préférence pour Martine Aubry.  François Hollande était, et est encore, mon 2e choix.

 

 

  Rediffusion d'une note du 10/10/2011

 

 

 

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