Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Vivreaupresent

Le harcèlement entre élèves : un thème tabou en France

3 Mai 2017 , Rédigé par Authentiqua Publié dans #Traditions des pays

 

Le harcèlement et les brimades sont très répandus dans les cours de récréations et même dans les salles de classe. Ca commence à la maternelle et ça ne prend fin que lorsqu'on a quitté la fac. Nos petites têtes blondes harcelées se sentent bien seules... Se moquer, donner des surnoms déplaisants, bousculer, taper, faire courir des rumeurs, donner des coups de pieds, de poings, des tapes, racketter. Jadis, cette violence cessait à la fin de la journée de classe, vers 17 h, aujourd'hui, elle continue virtuellement via les réseaux sociaux 24 h/24 et 7 jours sur 7.  Le cyberharcèlement est une des pires formes de harcèlement, la honte devient public, tout le monde est au courant mais paradoxalement tout le monde laisse faire... Facebook n'a pas de modérateur, on peut tout faire ! 

C'est L'école de la cruauté, la cruauté médiévale, la folie humaine...

 

Bon nombre de nos voisins européens ont pris le problème à bras le corps tandis que la France prétend que le problème est insignifiant et pense que la véritable violence se situe hors des murs des écoles, que les élèves qui se plaignent sont des pleurnicheurs, des faibles. Ce qui est faux, n'importe qui peut être victime du harcèlement : trop blond, trop roux, trop brun, trop blanc, trop métis, trop noir,  trop arabe, trop juif, trop catholique, trop athée, trop grand, trop petit, trop maigre, trop gros, trop fauteuil roulant, trop boiteux, trop parents riches, trop parents pauvres, trop lunettes, trop lentilles, trop appareillé, trop cancer, trop maladie orpheline, trop gros nez, trop petit nez, trop cancre, trop bon en math, trop nul en dessin, etc . 

 

On sait, aujourd'hui, que les enfants qui ont des parents qui ont le plus de principes éducatifs sont les plus vulnérables dans la jungle de l'école, et plus tard dans celle de la vie, alors que les caïds sont souvent issus de familles immorales, une mentalité de primate. Les Caïds peuvent avoir des parents ouvriers ou avocats.

 

Dans le monde éducatif, on ne veut surtout ne rien faire, ça toujours été comme ça, pourquoi les choses changeraient ? Il faut garder ces "traditions violentes" et le "bizutage" dans les facultés. Le bizutage, quant à lui est une tradition de barbares, qui déshonore un pays civilisé. 

 

Les enseignants français sont pour la plupart indifférents (trop égoïstes) à cette violence d'autres encore se gaussent des élèves chahutés, des boucs émissaires, ça amuse le personnel des établissements scolaires... Les enseignants et les surveillants  ne sont pas sourds et aveugles mais ils ne veulent  rien faire, c'est devenu une coutume, les caïds, leurs suiveurs (qui n''ont pas appris à réfléchir par eux même et qui ne valent pas mieux que les caïds), et les boucs émissaires... Un bouc émissaire se retrouve très souvent très isolé, "infréquentable" alors que le ou les Caïds, les sadiques, ont leurs fans... 

 

Si on veut éradiquer la violence, il faut s'attaquer à elle le plus tôt possible, dès la prime enfance, l'empêcher de se développer. Idem pour les fédérations de parents d'élèves , elles nient l'existence de violence. Il n'y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir... Le monde n'est civilisé qu'en apparence.

 

Ces violences verbales accompagnées parfois de violences physiques finissent par détruire psychologiquement un enfant. C'est une violence inouïe dans certains établissements. La répétition d'attitudes ou de gestes finissent par déstabiliser totalement celui qui en fait l'objet.

L'enfant deviendra au mieux timide ou phobique social ou, pire encore, il finira par se suicider ou tuer un ou plusieurs de ses bourreaux dans un accès de folie. On se souvient tous du petit Matteo qui s'est suicidé cette année, le 8 février 2013. Il était roux, comme le prince Harry d'Angleterre. Il n'en pouvait plus de ses souffrances, au collège St Exupéry de Bourg-St-Maurice,  il s'est pendu dans sa chambre.:sweat:

 

 

Depuis 2009, l'Education Nationale s'est investie contre le harcèlement mais c'est loin d'être suffisant. Des équipes mobiles composées d'anciens policiers, de gendarmes et de chefs d'établissement interviennent parfois dans le cas de racket. En 2010, Luc Chatel a même lancé une campagne de prévention. Vincent Peillon a pris le relais. 

  

Tous ces petits bourreaux continueront adultes à avoir le même comportement ( travail,  voisinage, famille) s'ils sont pervers ou dérangés.  

 

 

http://www.harcelement-entre-eleves.com/

 

http://www.phare.org/

 

 

 

Si vous avez un doute sur les conséquences et les séquelles de cette forme diffuse de violence, allez faire un tour sur le site Harcèlement entre élèves ci-dessus.

 

Cet article est fait pour faire réagir les parents, les professeurs des écoles et des lycées, les surveillants et tout ceux qui constatent de la violence dans les établissements scolaires et qui la cautionnent en n'agissant pas.  Quant aux élèves, je leur demande de ne pas se mettre du côté des leaders, des bourreaux mais des victimes car eux aussi ils ont un rôle important à jouer. On veut tous un monde meilleur pour nous mais aussi pour nos enfants.

 

Construisons ensemble un monde meilleur pour demain.

 

            

                     

 

Rediffusion

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article