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Vivreaupresent

Les pharmaciens, des commerçants comme les autres ? C'est la question que l'on peut se poser...

16 Août 2017 , Rédigé par Authentiqua Publié dans #Traditions des pays

 

 
 
   

D'après une étude menée par l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, les pharmacies françaises ne remplissent pas correctement leur devoir de conseil. Ce constat, ajouté aux prix des médicaments en vente libre jugés excessifs, amène l'association à réclamer une réforme en profondeur de l'automédication.

 

 

 

"Bonjour donnez-moi une boîte d'aspirine et d'ibuprofènes'il vous plait." Cette phrase banale devrait systématiquement faire réagir tout pharmacien et l'amener à mettre en garde son client contre le risque que représente l'association de ces deux anti-inflammatoires. À savoir, de sérieuses brûlures d'estomac voire pire.

 

Mais d'après une enquête de terrain menée par l'UFC-Que Choisir dans pas moins de 648 officines, les pharmaciens manqueraient à tous leurs devoirs : seul un sur deux a signalé spontanément la contre-indication entre les deux médicaments à l'acheteur.

"Cette enquête met en lumière une défaillance majeure de la part des pharmaciens sur leur obligation de conseil", a estimé devant la presse Alain Bazot, président de l'UFC-Que Choisir. Ce qui leur vaut d'être taxés de "commerçants comme les autres". L'association estime que ces constatations confirment ce qu'avait révélé une de leurs précédentes enquêtes, c'est-à-dire "un conseil grippé, une opacité des prix et une inquiétante fièvre tarifaire" dans les officines françaises.

Libéralisation de la vente des médicaments conseils

Alors, punis, les pharmaciens ? Conséquence ou pas de ces résultats préoccupants, l'UFC-Que Choisir entend s'attaquer à un des acquis de la profession : le monopole de la vente de médicaments. L'association de consommateurs s'est prononcée en faveur de l'autorisation de la vente de médicaments non soumis à prescription dans les parapharmacies et les grandes surfaces. Un débat qui revient régulièrement sur le devant la scène.

Mais cette vente devrait tout de même avoir lieu "sous la surveillance directe d'un pharmacien diplômé", dans les mêmes conditions qu'en pharmacie d'officine. Car, paradoxalement, malgré la mise en doute des qualités professionnelles des officinaux, les consommateurs ne semblent pas disposés à se passer d'eux.

Des écarts de prix de un à quatre.

La motivation principale de l'UFC-Que Choisir dans cette prise de position est bien évidemment la baisse des prix de vente des médicaments conseils. Elle estime entre 11,4 % et 16,3 % l'économie pour les consommateurs qu'engendrerait la libéralisation encadrée de la distribution de ces médicaments.

L'association pointe du doigt les énormes différences de prix d'une pharmacie à l'autre. Son enquête a par exemple montré un écart de un à quatre (de 1,30 euro à 4,95) sur le prix d'une boîte d'aspirine vitaminée achetée dans 547 officines.

Parallèlement, l'association demande l'interdiction de la publicité, en dehors des lieux de vente ainsi qu'une information très lisible sur les interactions à éviter et contre-indications principales sur la boîte même de ces médicaments. En somme, les mêmes informations que celles déjà présentes… sur la notice.

 

 

 

 

Nous n'avons pas le même accueil si nous avons une ordonnance que si nous n'en avons pas. 

Un client sans ordonnance est jugé inintéressant : il va acheter une ou deux boîtes de médicaments alors qu'un malade qui entre dans une pharmacie avec une prescription médicale c'est environ 7 boîtes. Des clients âgés, grands consommateurs de médecine et de médicaments, repartent, parfois, avec 3 sacs de médicaments, ce sont des clients rentables, réguliers, qui méritent qu'on leur consacre du temps et qu'on les avertisse des éventuelles interactions médicamenteuses.  Pour les ordonnances, de plus en plus de médecins ne prennent plus le temps d'expliquer les prescriptions et délèguent cette tâche fastidieuse au pharmacien, qui fait bénévolement, le travail du médecin...  

Les personnes qui pratiquent l'automédication sont "agaçantes", elles sont  aussi "horripilantes" que le client qui va chez le boulanger acheter une simple baguette... Ces "sous-clients", on les passe vite fait entre 2 bons clients qui vont faire du CA. Ils font perdre du temps aux employés... et ils ne rapportent rien. 

De plus, nous ne sommes pas toujours servis par des préparatrices en pharmacie mais parfois par de simples stagiaires ou de simples vendeuses qui n'ont aucune connaissance des médicaments et qui demandent à un diplômé où se trouvent les médicaments basiques; et si nous osons poser une question elles éludent la question... ou elles lisent bêtement la notice ou elles répondent sèchement "Je sais pas. Bonne journée. Au revoir"...     

Pour pouvoir embaucher plus de personnel, il faut augmenter les prix des médicaments en vente libre. 

Il n'est pas normal que  les pharmaciens aient le monopole de la vente de médicaments. La caissière de supermarché saura aussi encaisser...

 

 

 

 

 

 

  Rediffusion d'une note du 28/03/2012

 

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