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Vivreaupresent

Jean-Jacques n'a jamais connu la vérite sur son cancer. On s'est moqué de lui et de sa femme jusqu'à la fin...

28 Mai 2017 , Rédigé par Authentiqua Publié dans #Histoires insolites mais vraies

 
 
 

Le médecin a fait semblant de ne pas entendre Gislaine et Jean-Jacques entrer dans son bureau.  Il n'a pas daigné lever la tête pour les saluer, il a continué à écrire... Eh oui, on ne dérange pas un médecin et encore moins un grand professeur de médecine. Il a fallu attendre 20 mn avant que le médecin se décide enfin à leur adresser la parole. Le plaisir d'abaiser les patients,  même les grands malades. Il s'est alors tourné vers J. Jacques pour l'examiner et il lui a ensuite tapé sur l'épaule en lui disant ceci : "C'est bien tout ça ! Vous avez l'air en pleine forme".

Le couple est parti, heureux de la bonne nouvelle. Gislaine a tenu à prévenir ses proches que J. jacques allait s'en tirer, qu'il était quasiment guéri.

Tout avait commencé par une boule dans le cou de J. Jacques, qui ressemblait à un kyste, deux ans auparavant. Le médecin traitant s'est inquiété immédiatement. Il a voulu que J. Jacques passe très rapidement un scanner. Le radiologue qui a réalisé le scanner n'était pas très optimiste, c'est le moins qu'on puisse dire. Il ne leur a pas caché que c'était grave, il a évoque de "vilaines cellules". Mais il n'a pas prononcé le mot tabou "cancer".

J. Jacques a été hospitalisé, il a eu des séances de radiothérapie et de la chimiothérapie.  Mais personne n'a voulu expliquer ce que ces traitements impliquaient. J. Jacques a été hospitalisé à plus de 100 km de son domicile.  Gislaine ne pouvait le voir que le week-end. Elle questionnait les médecins sur l'état de  santé de son mari mais ils avaient des regards fuyants et seulement quelques mots, ils se montraient rassurant... Bref, elle avait des indices qu'ils n'étaient pas francs, mais elle n'a pas voulu ou pas pu les voir.

Après les traitements, J. Jacques est rentré à la maison, il était très affaibli.

Ils faisaient des projets d'avenir pensant que ces "vilaines cellules" seraient bientôt qu'un mauvais souvenir.

En juillet 2010, J. Jacques allait mal, très mal. Il a dû être réhospitalisé. Gislaine passait des heures à son chevet. Gislaine ne comprenait pas que son état s'était dégradé aussi vite alors qu'on leur avait prétendu que J.J. était "en pleine forme"...A la fin de la journée, les infirmières ont ordonné à Gislaine de rentrer chez elle. 

Le samedi matin, alors qu'elle s'apprêtait à aller à l'hôpital voir J.J. le téléphone à sonné. Une voix masculine n'a pas pas pris de gants pour lui dire "Madame, votre mari est décède". Il a été lapidaire, très froid.

Personne ne s'est montré loyal, on leur a menti outrageusement et sans relâche. Ils n'ont jamais eu le droit à la vérité, seulement à des mensonges. Ils se sont montrés lâches, arrogants jusqu'au bout. J. J et Gislaine auraient voulu connaître la vérité pour pouvoir vivre ces derniers moments autrement...  Ils n'ont pas pu se dire "adieu".

Soruce : "Maxi" du 20 au 26 déc. 2010

 

 

Une petite pensée pour Jean-Jacques

 

 

Rediffusion d'une note d'avril 2011

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