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Vivreaupresent

Et si on réapprenait le respect de soi et le respect des autres...

11 Septembre 2017 , Rédigé par Authentiqua Publié dans #Psychologie

 

 

Un des grands fléaux de nos sociétés du XXI siècle, c'est l'anonymat. Avec la fin des villages, c'est aussi la fin de l'entraide et la fin des haines tenaces, c'est paradoxal mais c'était ainsi.

  

En 2010, en ville, on tient le voisin pour un inconnu, c'est-à-dire rien, il n'existe pas pour nous. Pire encore on peut le voir comme un ennemi. Ainsi voit-on des habitants d'immeubles s'envoyer les gendarmes ou des lettres recommandées bien salées, avant d'avoir cherché à communiquer avec "l'emmerdeur", d'avoir eu l'idée d'aller frapper à sa porte et de lui avoir demandé poliment de faire moins de bruit.

  

 

Même chose hors de chez soi. Qui est capable de savoir comment était vêtue la charmante boulangère ce matin ? Avec la précipitation, l'égocentrisme, on ne voit plus les autres, on ne s'intéresse plus à eux. On considère les autres comme des pions, un maillon dans la longue chaîne de notre journée.

On lui parle mal ou pas du tout, à la boulangère. On règle la question technique "une baguette" ou  "un pain" parfois même sans utiliser la formule de politesse d'usage "s'il vous plaît". L'autre devient un distributeur, un simple rôle. Et ce n'est pas unilatéral. Certaines vendeuses en boulangerie ne remercient même pas les clients, surtout s'il y a foule dans la boulangerie : elles encaissent très rapidement sans ouvrir la bouche... et elles passent au client suivant. Elles poussent des soupirs d'exaspération si le client n'a pas la monnaie ou s'il ne fait pas l'appoint en 5 secondes. Aucune patience et aucune politesse. On est alors plus qu'un enquiquineur et un porte-monnaie.

 

On ne doit pas se résigner, on peut changer le monde.

 

Quand on est dans la peau de la victime, pourquoi mûrir sa rancoeur au lieu de dire un mot, ce qu'on pense en y mettant les formes évidemment. Ex : j'aimerais bien que vous me parliez autrement; que vous ne m'appeliez pas pour telle mission; que de temps en temps on prenne un café; que vous leviez le nez de votre dossier ou que vous cessiez quelques instants de fixer l'écran de votre ordinateur pour me regarder quelques instants; ne pas rester des heures dans votre salle d'attente.

On le dit gentillement bien sûr, et on évite la paranoïa.On se garde de toute violence : imposer le respect par la violence est une faiblesse et c'est moche.

 

 

                                               

 

                     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                                    

 

 

 

 

 

 

 

 

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