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Vivreaupresent

Les patrons "médecins" de Corinne ne faisaient pas de sentiments...

6 Mai 2017 , Rédigé par Authentiqua Publié dans #Histoires insolites mais vraies

 

Corinne Heileman a participé à l'émission "Toute une histoire" et elle a aussi raconté sa double peine à "Détective"  (29 déc.2010). 

Le jeudi 13 mai 2005, sa vie a viré au cauchemar. 

Dans la nuit, elle avait souffert horriblement, des douleurs intenses qui ressemblaient à des coups de couteau dans la poitrine. 

A son réveil, le matin, elle a touché son sein et elle a senti alors une gigantesque boule dure comme une pierre de plusieurs centimètres.  

Elle avait passé une mammographie un an auparavant et rien n'avait été décelé.  Elle avait eu ses enfants assez tardivement et elle n'avait jamais pris la pilule, ce n'était pas une cliente à gynécologue.  

Ce matin-là, elle était impatiente d'aller travailler, elle pensait que ses patrons médecins allaient pouvoir poser un diagnostic et qu'ils allaient la soutenir pendant toute la durée de sa maladie, si c'était un cancer... Elle pensait, naïvement, avoir beaucoup de chance de travailler pour des médecins. Elle avait des idées préconçues sur les médecins : bienveillance, humanité, etc. Elles pensaient qu'ils étaient devenus plus ou moins des amis car elle était leur secrétaire depuis nov. 2000 (5 ans). 

Ces médecins exerçaient dans un cabinet médical à Poissy. Chaque jour, elles voyaient défiler plus de 100 patients. C'était essentiellement des personnes à la CMU, des personnes qui avaient tout le temps d'aller au médecin car ils ne travaillaient  pas et selon Corinne, ils n'étaient pas faciles à gérer. Son travail était donc rude. Corinne n'avait jamais compté ses heures, ni exigé que les heures supplémentaires soient payées, elle ne savaient pas faire respecter ses droits à ses employeurs ou elle était trop généreuse. Elle pensait qu'ils l'appréciaient beaucoup... 

Lorsque le docteur B est arrivé pour son 1er rendez-vous matinal à 10 h, elle s'est empressée de lui expliquer ce qui lui arrivait. Il l'a prise aussitôt dans son cabinet. Il lui a palpé le sein et il n'a pas pu retenir un juron. Il lui a dit qu'il pensait que c'était un cancer mais qu'il fallait une radiographie pour en être sûr.

A 11h, le deuxième médecin est arrivé et Corinne avait besoin d'un deuxième avis immédiatement. Il a fait le même diagnostic.  

Elle a pris rendez vous pour le lendemain pour la radio. 

 A la fin de la journée, les deux médecins sont venus voir Corinne, il lui ont tendu un papier. C'était la convocation à un entretien préalable de licenciement... Un peu candide ou trop confiante, Corinne pensait qu'ils allaient lui parler de sa maladie, lui donner des conseils, la réconforter... Elle est tombée de haut !!! Ils ont prétendu que c'était un licenciement pour motif économique. Ils n'ont pas perdu de temps pour se débarasser d'elle...

Pendant tout le trajet du retour, elle n'a pas cessé de pleurer dans sa voiture. 

Le lendemain, elle continuait à refuser de voir la réalité en face, et elle pensait que les médecins qui l'employaient  feraient tout pour qu'elle soit à l'heure à son rendez-vous pour la radiographie. Mais que nenni, elle n'avait pas encore compris à quels personnages elle avait à faire... Elle était dans le déni. 

Ils ont tout fait pour l'empêcher de se rendre à l'examen radiologique par perversité. Elle y est arrivée avec plus d'une heure de retard. Et le radiologue lui a confirmé qu'il s'agissait bien d'un cancer (neuf centimètres sur sept). Elle a débute la chimio intensive à l'hôpital de Thenon. Elle ne tenait plus sur ses jambes, elle était totalement épuisée.  En Janv. 2006, elle a eu l'ablation du sein. Puis les complications se sont enchainées. Elle avait des métastases aux intestins... 

Elle a intenté une action en justice contre ces "charitables" médecins. Manipulateurs, ils ont prétendu que c'était Corinne qui avait voulu être licenciée à l'annonce de sa maladie. Pour appuyer leur thèse, ils ont fourni une attestation de la remplaçante de Corinne. Ils lui ont certainement mis le couteau sous la gorge, c'était ça ou la porte...  

Ils ont été condamnés à payer 60 000 euros mais ils avaient la possiblité  de faire appel, de se pourvoir en cassation. 

Au mois de la parution de l'article (dec. 2010), Corinne avaient eu des anlayses sanguines assez mauvaises et elle devait passer d'autres examens.  

Quant à ses employeurs, elle n'existe plus pour eux, et elle n'a certainement jamais existé pour eux, elle était juste un standard, un outil de travail, rien de plus...

 

 

 

 

  Rediffusion d'une note 15/04/2011

 

 

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