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Vivreaupresent

Catherine, victime du médiator, un poison qui est en train de la tuer

2 Septembre 2017 , Rédigé par Authentiqua Publié dans #Histoires insolites mais vraies

 

Catherine avait pris un "abonnement" aux urgences, elle s'y était rendue un nombre incalculable de fois. A chaque fois, elle était pliée en deux par la douleur, un mal de ventre insupportable. A peine arrivée, les médecins l'accusaient plus ou moins ouvertement d'être une alcoolique ce qui était totalement faux. Elle a fini par faire rédiger un certificat médical par son médecin traitant attestant qu'elle n'était pas une alcoolique... et elle le présentait à chacune de ses arrivées aux urgences. 

Enfin, il y a 10 ans, après de multiples examens, les médecins lui ont posé un diagnostic : pancréatite aiguë. Hélas cette pancréatite aiguë pour ces médecins bornés et un peu paresseux ne pouvaient être due qu'à.... l'alcoolisme. Le mari de Catherine a essayé de les convaincre que sa femme ne buvait pas, mais en vain... 

Quand ils lui ont demandé si elle prenait des médicaments, aucun médecin n'a fait le lien entre le médicament et les symptômes de Catherine, ils ignoraient tous les effets secondaires de ce médicament. Pourtant son état ne faisait qu'empirer gravement : son pancréas était très abimé. 

On a opéré Catherine pour lui sauver la vie et la quasi-totalité du pancréas de Catherine a dû être retiré. Cependant elle n'était pas guérie pour autant... 

De retour à son domicile, elle est restée longtemps en convalescence. Elle était sous morphine tellement ses douleurs étaient intenses, une douleur qui lui "brûlait " le ventre. Elle restait allongée toute la journée et elle était très fatiguée. 

Elle avait été prévenue par le chir qu'elle deviendrait diabétique, elle a appris à faire ses piqures d'insuline elle-même, 4 fois par jour. 

Son médecin traitant et son diabétologue ont refusé qu'elle arrête le médiator qui était un produit "miraculeux", qui lui convenait si bien selon leurs allégations... Après l'opération, Catherine a perdu 25 kg en seulement 2 ans. 

Elle a repris son travail de greffière. Un matin d'automne, elle a eu un terrible mal de ventre. Direction les urgences et rechute de la pancréatite aiguë. 

Les médecins continuaient à lui reprocher son "alcoolisme". Ses examens étaient pourtant normaux mais ça ne changeait rien pour eux, Catherine ne pouvait être qu'une alcoolique... Aucun ne lui faisait confiance, ils préféraient la facilité et éviter toute prise de tête à chercher une autre cause à cette maladie... 

C'est un appel téléphonique qui a tout changé : le médecin traitant lui a ordonné d'arrêter immédiatement le mediator, on venait de l'informer qu'il allait être interdit à la vente en France. Elle a jeté toutes les boîtes de ce poison. Sur la notice du médicament, c'était pourtant notifié que ce médicament pouvait provoquer une pancréatite. 

"Quand je pense à tous ces médecins qui m'accusaient d'aimer la bouteille au lieu d'essayer de trouver la véritable cause de mes problèmes, je suis atterrée. Et que dire de ce généraliste - notre médecin de famille depuis 25 ans - du diabétologue ou de ces soi-disant spécialistes qui m'ont laissé prendre ce médicament qui a failli me tuer" a affirmé Catherine.  Catherine est amère de s'être fait duper ainsi et qu'on ait pu mettre sa vie en danger...  Aucun médecin n'a fait l'effort d'ouvrir le vidal des médicaments !

Elle a été trop confiante, trop naïve, aujourd'hui elle est une femme plus méfiante, plus réaliste. 

Eh oui, nous ne vivons pas dans un monde de bisounours... 

Elle a peur de ce qui l'attend les prochaines années et on la comprend. 

Elle espère que les médecins et le fabricant de ce médicament assumeront un jour leurs responsabilités face au calvaire que tant de personnes ont enduré. Hum, hum...

 

 Source : Maxi (23 au 29 mai 2011)

 

 

 

 

 

 

Rediffusion d'une note du 09/09/2011

 

 

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catherine 21/03/2013 19:53

bonjour
je viens de lire à ma grande surprise et tout à fait par hasard suite à mes recherches en permanence sur les effets du médiator votre article me concernant... merci de me contacter pour plus
d'explications quant à l'origine de vos sources (maxi de mai 2011 publié avec mon autorisation exclusive)... eh oui catherine c'est moi........