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Vivreaupresent

Palper les malades est-il encore utile en 2016 ?

11 Juin 2017 , Rédigé par Authentiqua Publié dans #Santé

 

Pour les généralistes, surtout les ruraux, palper le malade n’est pas devenu obsolète, d’un autre siècle, ils ne font que ça. Ils hésitent à faire passer des IRM si le premier appareil est à plus d’une heure de route. Idem pour les spécialistes. Les personnes âgées ne savent plus conduire et elles n’ont aucun moyen de locomotion pour y aller... Les médecins traitants ne peuvent que dire : "c'est rien, ça va passer avec le traitement que je vous prescris"...
Les diagnostics biologiques (analyses de sang ou d’urine) sont de plus en plus pointus et ils sont précieux pour les médecins. Lorsqu’une personne se présente pour
 un choc à la tête, aux urgences d’un hôpital d’une grande ville, on va effectuer un dosage de la protéine S100B. Il va permettre de vérifier que son traumatisme crânien est mineur et qu’elle n’a pas besoin de scanner cérébral. Idem quand une personne souffre d’une douleur thoracique, c’est le dosage de la troponine T qui va permettre de faire le diagnostic de l’infarctus alors que l’électrocardiogramme n’est pas très parlant, il ne va rien voir dans la majorité des cas et  => indirectement le décès du patient, il va seulement rassurer bêtement le patient et faire rentrer du fric dans la caisse du toubib peu scrupuleux ou de l’hôpital.
Le cancer du sein ne se dépiste pas par la palpation du sein par le médecin, ou alors à un stade très avancé, mais par une mammographie, et en  comparant les nouveaux clichés avec les anciens. Si c’est votre première mammographie, il faudra aussi faire une échographie.

 

Rediffusion d'une note de 2016

 

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