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Vivreaupresent

Maison de retraite: l'aide-soignante, tueuse en série, en examen pour 9 empoisonnements

4 Juillet 2017 , Rédigé par Authentiqua Publié dans #Actualités

 

Une aide-soignante d'une maison de retraite près de Chambéry a été mise en examen et écrouée jeudi pour avoir empoisonné neuf de ses pensionnaires, dont six mortellement, expliquant avoir voulu "soulager leurs souffrances" sans parler d'euthanasie.

Les six décès sont intervenus depuis octobre au sein de l'établissement hospitalier pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) Le Césalet, à Jacob-Bellecombette (Savoie), qui dépend du centre hospitalier de Chambéry.

Les victimes, originaires de la région, étaient des octogénaires "en bonne santé, avec les fragilités liées à leur âge", mais "elles n'étaient pas en fin de vie", a souligné la vice-procureure Dietlind Baudoin lors d'une conférence de presse.

La suspecte, âgée de 30 ans et employée de l'Ehpad depuis l'été 2012, a reconnu devant la police judiciaire avoir administré "un cocktail de psychotropes" à neuf pensionnaires, dont trois ont survécu. Aucun autre cas d'empoisonnement n'est envisagé par les enquêteurs.

 

La suspecte, mise en examen pour six empoisonnements et trois tentatives d'empoisonnement sur personnes vulnérables, a été placée sous mandat de dépôt, conformément aux réquisitions du parquet.

Une jeune femme isolée

"Elle est sereine. C'est quelqu'un qui parle de façon cohérente, calme et posée", a décrit Mme Baudoin. "C'était une jeune femme isolée d'un point de vue social".

"Depuis la mort de sa mère (à l'été 2013, ndlr), une fragilité avait été détectée. Elle était suivie par la médecine du travail", a précisé la vice-procureure, ajoutant que le traumatisme provoqué par la mort de sa mère "est peut-être une piste que va explorer le juge d'instruction".

La magistrate n'a pas voulu indiquer dans quels établissements l'aide-soignante avait travaillé auparavant.

Placée en garde à vue mardi, la jeune femme était initialement soupçonnée d'avoir empoisonné une pensionnaire de 84 ans qui a sombré brutalement dans le coma le 27 novembre avant de mourir deux jours plus tard.

Des analyses toxicologiques ayant révélé un taux anormal de psychotropes, la direction du centre hospitalier de Chambéry avait alors alerté la justice. Le cocktail de médicaments administré aux victimes semble toujours le même, des expertises médicales et pharmacologiques étaient en cours.

Selon l'hôpital de Chambéry, aucun des produits retrouvés dans le sang de la vieille dame décédée le 29 novembre "ne faisait partie de la prescription pharmaceutique de cette résidente".

"Dès les résultats toxicologiques connus, la direction du centre hospitalier a saisi le procureur de la République qui a ouvert une enquête. La direction a également pris toutes les mesures de soutien psychologique afin d'accompagner les équipes soignantes, qui sont particulièrement affectées", a souligné la direction du centre hospitalier dans un communiqué.

Après la découverte du premier empoisonnement, c'est aussi l'hôpital qui a "fait des liens avec d'autres malaises inexpliqués", a indiqué Mme Baudoin.

Les faits reprochés à l'aide-soignante sont passibles de la réclusion criminelle à perpétuité.

A la mi-octobre, l'urgentiste de Bayonne Nicolas Bonnemaison a été renvoyé devant les assises pour l'empoisonnement de sept patients en fin de vie, des actes qu'il a assumés en expliquant qu'il voulait mettre fin à des souffrances extrêmes.

Il y a dix ans, Christine Malèvre, infirmière à l'hôpital de Mantes-la-Jolie, avait été condamnée à douze ans de réclusion criminelle pour l'euthanasie de six personnes.

Le cas de l'aide-soignante de Chambéry diffère cependant au vu de ses premières déclarations et de l'état de santé des victimes: "Elle ne reconnaît pas avoir voulu les tuer. Toute la difficulté dans cette affaire, c'est le problème de l'intention homicide", a souligné une source policière.

 

Le travail dans ces lieux de soins est éprouvant, aliénant pour diverses raisons. Il convient de sélectionner et d'aider les soignants dans ces postes. On ne doit pas recruter des personnes déséquilibrées dans des maisons de retraite et dans des hôpitaux.fou:{}

Au moindre doute, il faut les licencier et les remplacer par des personnes motivées et qui vont bien et qui sont bienfaisantes. Les plus fragiles sur le plan psychique en viennent à perdre complètement la tête et commettre l'irréparable. 

Ils finissent par y prendre goût comme tous les tueurs en série. Pour se soulager, ils tuent dans un lieu où le crime est quasi toujours parfait. Le seul lieu où le crime est parfait à 100 %, c'est évidemment le bloc opératoire, une complication c'est si vite arrivé...

Sa mère est morte en 2012, ça aurait pu plutôt l'inciter à tout faire pour sauver des vies, mais non, elle a complètement disjoncté...

 

Alors qu'on est peut-être en présence de six meurtres, Mme Delaunay évoque la fragilité de la meurtrière. Si une soignante avait tué son fils, elle parlerait de fragilité ?n°485473 Non, je ne le pense pas ! Si une aide soignante lui dit dans une maison de retraite, dans quelques années, qu'elle va la tuer avec un sourire sadique, pensera-t-elle que l'aide-soignante est seulement pas bien parce qu'elle a perdu sa maman et que finalement ce n'est pas si grave si elle l'assassine ? la réponse est encore NON. On ne peut pas défendre l'indéfendable et on doit s'identifier aux victimes et n'avoir aucune compassion pour la tueuse. 

Aujourd'hui, tous les assassins seraient "fragiles". Non, ils ne sont pas fragiles, ils sont fous et /ou sadiques.

 

Je vous demande à tous d'avoir une petite pensée pour toutes les victimes qu'elle a lâchement assassinées.[:pois casse:1]

 

Rediffusion d'une note du 13/12/2013

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